Célébration de la journée Mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse

🗓️ Publié le 18 June 2026 | 📂 Catégorie : Cadre de vie et environnement

Célébration de la journée Mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse
Ce mercredi 17 juin 2026, a eu lieu dans la salle de délibération de la mairie de Banikoara, la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification et de la sécheresse.
En effet, cette journée placée sous le thème << Parcours pastoraux : Reconnaître, Respecter, Restaurer>> a mobilisé plusieurs acteurs dont : le représentant du préfet de l'Alibori, le représentant de la Direction Départementale des Eaux, Forêts et Chasse ( DDEFC ), les chefs services déconcentrés de l'Etat, les autorités administratives, politiques, religieuses et traditionnelles et des agro éleveurs.

Pour le Premier Adjoint au Maire ( PAM ) représentant le Maire empêché, cette journée invite chacun à une prise de conscience collective sur la qualité de l'héritage à léguer aux générations futures. Il souhaite la dépolitisation et le respect des textes pour bien préserver et sauvegarder notre environnement. Le choix de la commune de Banikoara pour célébrer cette journée est un choix juste et légitime pour lui, puisque la commune est une porte d'entrée du désert et de la sécheresse vue l'acharnement dont est victime la nature à cause de la haute intensité de la culture cotonnière oubliant que les petits bouts de forêts que nous laissons sont des greniers de nos vies.
Pour le Directeur Départemental des Eaux , Forêts et Chasse représentant le chef de la délégation départementale de l'Alibori, il est urgent d'agir pour sauver la partie septentrionale de notre pays surtout les communes de l'Alibori et de l'Atacora. Il faut, pour lui, une redynamisation des comités de transhumance et les différents comités de veille des couloirs de passage des animaux existants dans tous les arrondissements de la commune. Cela nous évitera les différents dommages collatéraux entre éleveurs et agriculteurs qui sont condamnés à vivre ensemble puisqu'ils sont dépendants des uns des autres.
Le représentant des Eaux, Forêts et Chasse de la commune rappelle qu'il a eu à plusieurs fois procéder aux réceptions des projets de reboisement à Banikoara mais malheureusement, pour lui, le taux de réussite est resté très faible par manque de suivi et d'entretien. Ces plants, une fois mis en terre, sont laissés à la merci des animaux en divagation. Une fois que les couloirs de passage des bœufs sont bouchés partout, c'est normal que les animaux passent n'importe où et aillent divaguer sur les plantations. Donc, il est urgent pour lui, à la mairie de prendre son bâton de pèlerin pour redynamiser les comités de veille pastorale dans les différents arrondissements afin de déboucher tous les couloirs de passage,aires de pâturage et les différents points d'abreuvement des animaux. Cela nous évitera le reboisement incessant sans résultats probants et les effets néfastes du changement climatique.
Après ces deux communications des autorités en charge des questions de l'environnement, forêts et Chasse ; la parole est donnée aux participants pour leurs préoccupations diverses.
Les préoccupations des participants sont essentiellement d'ordre de respect des textes en vigueur dans notre pays. Il est proposé au conseil communal de recruter un prestataire pour le suivi et l'entretien des sites où les différents plants sont mis en terre pour une période donnée afin d'améliorer le taux de réussite des travaux de plantation dans la commune.
Le Directeur Départemental de l'Environnement, des Forêts et Chasse (DDEFC) de l'Alibori a, dans son mot de fin de la séance, invité les agro éleveurs à une compréhension mutuelle de la gestion de leur environnement. Puisque pour lui, tant que l'éleveur ne sait pas qu'il ne peut pas vivre sans l'agriculteur et que l'agriculteur aussi ne sait pas qu'il ne peut pas vivre sans l'éleveur, il y a un problème. Donc pour cela, il invite au respect mutuel entre ces différents acteurs et au respect de ces couloirs de passage afin qu'il y ait une bonne cohésion sociale.
En fin, le Premier Adjoint au Maire (PAM) a prononcé la clôture de la séance en invitant tous les participants à se rendre à la réserve administrative de Yadipkarou où quelques plants de khaya Senegalensis (au nombre de 100) ont été mis en terre sur une superficie d'un hectare.

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